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Liste des
publications et communications:
PublisAllaitement03-07.doc
Publis 2004:
[PosterBKK6367.pdf
] [PosterSoBKK6392.pdf
] [PosterSoBKK7948.pdf]
[AlltTranscriptase2004.pdf]
Publis
2005:
[choixinformé.pdf]
Publis 2006
[TorontoIncludingCD4.png]
[TorontoDelayedstigma.pdf]
[TorontoEarlyweaning.pdf] [TorontoFathersattitudes.pdf]
[JME2006Attitudespères.pdf]
[JSSBsevrageprecoce.pdf]
Publis
2007
[PosterAllaitement
Paris0307.1.pdf]
[PosterAllaitementParis0307.2.pdf]
Posters et Communications AIDSImpact: voir page "Actualités"
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Projets de Recherche
& séminaires |
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Liste des Projets de
recherche
en rapport avec les axes thématiques
Axe
1 : Catégorisations sociales dans le traitement de la maladie
1. Anthropologie de l’allaitement dans le contexte du
VIH dans les pays du Sud
2. Dynamiques
sociales, culturelles et psychologiques de la transmission du VIH de
la mère à l’enfant par l’allaitement en Inde du Sud (Tamil Nadu)
3. Transmission du
VIH et pratiques d'accouchement dans divers contextes sociaux en
Inde du Sud
4. La prise en
charge du vieillissement en Afrique
5. L’accès aux
soins : conditions et effets sociaux de la gratuité
Axe 2 : Anthropologie du médicament
1. Anthropologie du traitement du sida par les
antirétroviraux en Afrique
2. Médicaments
émergents dans le contexte de la mondialisation : produits et
acteurs, savoirs et usages. Bénin, Burkina, Sénégal.
3. Approche
psychodynamique et anthropologique de l’observance. À propos du
traitement par hormonothérapie de femmes atteintes de cancer du
sein, France.
4. Le vécu du
traitement par « Triomune » au Cameroun
5. Évaluation des
déterminants culturels et sociaux dans les niveaux de l’observance
des traitements hypotenseurs : Étude socio-anthropologique
6. Pratiques de la prise en charge des patients
infectés par le VIH/sida au Burkina Faso
7. Anthropologie
des essais cliniques dans les pays du Sud
Axe 3 : Dynamique des systèmes
médicaux (1). Ethnomédecines et mondialisation
1. Anthropologie des traitements néo-traditionnels du
sida en Afrique de l’ouest (Burkina Faso, Sénégal, Bénin).
2. Programme Sociétés et Médecines en Asie du Sud de
l’Institut Français de Pondichéry.
Axe 4 : Dynamique des systèmes
médicaux (2). Logiques sociales et systèmes de soin
1.
Transmission des VIH, VHB, VHC dans les lieux de soin. Dimension
socio-culturelle de l’hygiène au Cambodge.
2. Des
systèmes médicaux pluriels de recours non conventionnels pour les
personnes atteintes de cancer : Une approche anthropologique
comparative (France, Belgique, Suisse).
3. Formes sociales
et usages sociaux des théories de la psychogenèse du cancer
4. Les relations
entre patients vivant avec le VIH/sida et soignants du milieu
hospitalier aux Antilles françaises (Guadeloupe, Martinique) :
dynamiques d'interactions dans la prise en charge. (Approche
qualitative)
5. Étude qualitative des interactions
professionnelles dans les réseaux de soins informels
présentation résumée des Projets
Projets en
rapport avec l’Axe de recherche 1
1/1
Anthropologie de l’allaitement dans le
contexte du VIH dans les pays du Sud. Projet terminé.
Cameroun, Cambodge, Kenya, Côte-d’Ivoire,
Burkina Faso
Responsable et équipe :
(coordonné par A. Desclaux, Programme “ Déterminants de la
transmission du VIH par l’allaitement, étude multicentrique et
multidisciplinaire ”, dir. P. Van de Perre, ANRS 2002-2007, en
collaboration avec l’IRD).
Chercheurs : S. Crochet, S. Walentowitz, M. Querre, A. Sanou, S.
Djetcha, C. Alfieri, H. Agbo, E. Kageha, P. Msellati, A.
Desclaux.
Contact : A. Desclaux, desclaux@mmsh.univ-aix.fr
Résumé du projet scientifique :
Ce programme de recherche en sciences sociales est articulé avec
un programme multidisciplinaire et multicentrique sur les
déterminants de la transmission du VIH par l’allaitement,
abordés du point de vue de l’épidémiologie, la biologie, la
nutrition, la pharmacologie, l’immunologie, la virologie et la
clinique, qui vise à proposer une nouvelle stratégie de
prévention. Les stratégies actuelles, qui reposent sur le choix
des femmes entre des mesures de réduction des risques telles que
l’allaitement exclusif avec sevrage rapide et l’utilisation des
laits maternisés, ne sont pas pleinement efficaces. Aussi un
programme de recherche intitulé Kesho Bora a été mis en place
par l’OMS pour tester l’efficacité et l’acceptabilité de
l’utilisation des antirétroviraux à titre prophylactique pendant
l’accouchement. Notre programme de recherche porte sur les
aspects socio-comportementaux, les déterminants culturels, et
les déterminants liés au système de soin des pratiques
d’allaitement des enfants dans le contexte du VIH, en analysant
ces aspects dans le cadre d’un essai clinique -Kesho Bora-, de
projets pilotes et de programmes nationaux. Cette étude fait
suite à des travaux antérieurs menés par le laboratoire sur
l’allaitement dans le contexte du VIH en Afrique de l’ouest.
L’analyse genrée de la prise en charge des femmes et du
traitement social des malades est l’un des six modules
thématiques qui constituent l’étude (autres modules : ethnologie
de l’allaitement ; analyse des perceptions des mères, pratiques
d’alimentation et impact social précoce ; analyse des
perceptions des mères, pratiques d’alimentation et impact social
à moyen terme ; analyse de la prévention de la transmission du
VIH par l’allaitement dans le système de soin. Cette approche
permet d’aborder le rôle du système de soin dans la construction
du genre, en termes non seulement d’inégalités hommes-femmes
dans l’accès aux traitements, mais aussi de construction de
rôles sociaux différenciés dans le champ du VIH. La dimension
comparative de l’étude induite par l’organisation générale du
programme de recherche apporte une dimension supplémentaire à
l‘analyse, permettant d’aborder non seulement les
différenciations entre sites liées aux contextes culturels et
économiques, mais aussi les différenciations liées aux modalités
locales d’application des politiques de santé internationales.
Elle permet également de considérer quelques enjeux liés à la
délivrance des soins ou de la prévention dans des contextes de
soin différenciés. Enfin, elle permet d’aborder l’impact local
des catégorisations micro et macrosociales des « populations
cibles » par les organismes internationaux, institutions
publiques et instances locales « à base communautaire ».
Calendrier : 2003-2007.
Partenaires : IRD (UMR 145), Institut Bouisson Bertrand
(gestion), OMS (Département de la Santé Reproductive (Projet
Kesho Bora), Partenaires institutionnels et médicaux dans chaque
pays (NARESA au Kenya, SHADEI et Centre Muraz au Burkina, IPC au
Cambodge, DITRAME PLUS en Côte-d’Ivoire, Centre Pasteur au
Cameroun).
Financements : Financement du projet par l’ANRS (ANRS
1271).
1/2
Dynamiques sociales, culturelles et
psychologiques de la transmission du VIH de la mère à l’enfant par
l’allaitement en Inde du Sud. Projet terminé.
Responsable et équipe : P. Cohen (A. Ouvrier, S. Salomon,
R. Parthesarathy, Vankata-subramanian)
Contact : P.
Cohen, copat@9online.fr
Résumé du projet scientifique :
Cette étude est menée par un groupe franco-indien de chercheurs
sous la coordination de P. Cohen et en articulation avec le
programme de recherche sur la transmission du VIH par
l’allaitement. Elle analyse l’impact de programmes de prévention
de la transmission mère-enfant du VIH dans trois villes du Tamil
Nadu (Chennai, Pondichéry, Namakkal). Elle porte sur les
représentations et les pratiques des femmes séropositives,
concernant la gestion du risque sanitaire, les processus sociaux
d’exclusion/stigmatisation, les articulations qu’elles
établissent entre médecine traditionnelle, pratiques populaires
et biomédecine, pour gérer leur santé et celle de leur enfant,
et l’impact de la maladie et de l’inclusion dans le programme
sur la gestion identitaire de ces femmes appartenant à diverses
castes et catégories sociales.
Calendrier : Projet terminé en décembre 2005
Partenaires :
Financements : Financement du projet par Sidaction.
1/3
Transmission du VIH et pratiques
d’accouchement dans divers contextes sociaux en Inde du Sud.
Projet terminé.
Responsable et équipe : A. Desclaux (Pascale Hancart-Petitet,
Pragathi Vellore, Patrice Cohen, D. Parasuraman, D. Ramamoorthy)
Contact : Pascale Hancart-Petitet, pascale.hancart@free.fr
Résumé du projet scientifique :
Cette étude vise à réaliser une ethnographie de l'accouchement
dans divers contextes plus ou moins médicalisés en Inde du Sud,
incluant les accouchements à domicile avec des matrones, avec
des matrones "recyclées", les accouchements dans les
dispensaires, les accouchements en milieu hospitalier. L'analyse
porte en premier lieu sur les pratiques autour de l'accouchement
normal et pathologique, et sur les conditions matérielles et
sanitaires qui favorisent ou limitent la transmission du VIH au
travers de gestes sanglants (épisiotomies, manipulations du
fœtus et du placenta) ou d'effractions cutanées (injections,
scarifications). Ces pratiques sont analysées dans le cadre des
savoirs (traditionnels, populaires, médicaux, introduits par les
actions d'information sur le VIH et de prévention de la
transmission mère-enfant), et des relations et rôles sociaux
dans lesquelles elles s'insèrent. L'analyse s'élargit à une
anthropologie des fluides corporels, des savoirs techniques, et
des usages sociaux autour de la pandémie de sida, incluant la
construction de catégories sociales des inclus/exclus des soins.
Les résultats de l’étude mettent à jour les processus de
catégorisations explicites et implicites réalisés par les
soignants biomédicaux et les matrones, en rapport avec le statut
social (éventuellement la caste), le niveau économique et le
statut en matière de VIH présumé des femmes. Ils montrent les
modalités du recours à la technique dans le cadre de
l’accouchement, et sa construction sociale. Les analyses en
cours conduisent à discuter les lectures foucaldiennes du
biopouvoir dans le cadre du système de soin d’un pays du Sud, et
à ouvrir de nouvelles pistes dans le champ théorique de
l’anthropologie de la naissance.
Calendrier : Fin du projet : 30 septembre 2006
Partenaires :
-
IFP (Institut Français de Pondichéry) : Accueil du Projet
dans le cadre du programme Sida. Collaboration avec les
enquêtes de D. Parasuraman.
-
PILC (Pondicherry Institute of Linguistics and Culture) :
Participation aux enquêtes de P. Vellore.
-
Département de santé communautaire de l’Université de
Chennai : Accueil dans les services et programmes du Prof.
Samuel. Présentations et discussions des résultats.
-
IMEA : Gestion budgétaire et valorisation scientifique.
Financements : Financement du projet par Sidaction.
Bourse pré-doc Pascale Hancart financée par l’ANRS.
1/4
La prise en charge du vieillissement en
Afrique. Projet terminé.
Responsable et équipe : B. Taverne (M. Couderc)
Contact : B. Taverne,
bernard.taverne@ird.sn
Résumé du projet scientifique :
Ce projet prolonge un premier travail sur les formes sociales de
prise en charge du vieillissement en Afrique, complété par une
étude réalisée en 2002, qui a porté sur la mémoire et ses
troubles chez les personnes âgées. Cette première étude ouvrait
la voie à des travaux plus complets sur le versant social de la
médicalisation de processus liés à la sénescence et
antérieurement considérés comme “ naturels ” (ménopause,
involution, handicaps physiques).
Un second travail, réalisé par Mathilde Couderc en 2005, a porté
sur la construction sociale d’une catégorie sanitaire autour des
personnes âgées, à partir du développement récent d’une
réflexion initiée par l’OMS sur les problèmes de santé
spécifiques aux personnes âgées et leur prise en charge, faisant
actuellement l’objet de programmes de santé publique dans les
pays du Sud. La réflexion et les recueils de données se
poursuivent en parallèle à d’autres travaux de recherche faisant
l’objet de financements.
Calendrier : 2004-2005
Partenaires :
Financements : Financement sur crédits IRD.
1/5
L’accès aux soins : conditions et effets
sociaux de la gratuité
Responsable et équipe : B. Taverne (P. Vinard)
Contact : B. Taverne,
bernard.taverne@ird.sn
Résumé du projet scientifique :
A la suite des travaux de recherche menés autour des traitements
du sida dans le cadre de l’Initiative Sénégalaise d’Accès aux
ARV (ISAARV), l’accès aux traitements dans les pays du Sud est
un thème qui suscite des discours variés et une mobilisation
d’acteurs, conduisant à une politisation de ces questions. Le
coût des traitements et de la prise en charge est devenu un
enjeu en matière d’affirmation du droit à la santé au Sud. Le
Sénégal a mis en place la gratuité pour les patients de l’accès
aux traitements dans le cadre de son programme national ;
parallèlement, d’autres types de soins et de mesures de
prévention sont désormais délivrés sans paiement. Cette
recherche s’intéresse aux discours sociaux, aux conditions de
mise en œuvre et aux effets sociaux de la gratuité de divers
traitements, notamment pour les administrations, les services de
soins et pour les patients. Cette étude s’inscrit dans une
analyse comparative qui compare la situation du Sénégal où le
traitement est délivré gratuitement dans le cadre d’un programme
public et celle d’autres pays où le traitement est délivré
gratuitement dans le cadre de programmes caritatifs privés ou
humanitaires ; la comparaison porte également sur les modalités
de tarification de divers traitements ; enfin, les effets de ces
modalités de tarification sur l’ensemble du système de soin et
de protection sociale sont abordés.
Calendrier : 2005-2007
Partenaires :
Financements : Financement sur crédits IRD.
-
Projets en rapport
avec l’Axe de recherche 2
2/1
Anthropologie des traitements du sida par les
antirétroviraux au Sénégal. Projet terminé.
Responsable et équipe : B. Taverne (M. Couderc, D. Fanget)
Contact : B.
Taverne,
bernard.taverne@ird.sn
Résumé du projet
scientifique :
Il
s’agit de la poursuite des travaux menés autour de l’Initiative
Sénégalaise d’Accès aux antirétroviraux, notamment sur les
questions d’accès aux antirétroviraux et de vécu du traitement.
Une étude a porté sur les dimensions institutionnelles de la
« qualité de vie » des patients sous traitement, conduisant à
analyser les dimensions anthropologiques qui doivent être
considérées en « complément » des enquêtes quantitatives
couramment menées dans le cadre du suivi de cohortes. Cette
étude a notamment mis en exergue les dimensions du vécu de la
maladie liées aux dimensions institutionnelles du suivi,
concernant le centre de traitement ambulatoire des patients et
les associations.
Une autre étude a
porté sur la perception des génériques par les patients, par les
soignants et au sein des associations de PvVIH. Cette étude a
notamment montré l’émergence de discours qui différencient les
médicaments en fonction de critères qui ne correspondent pas
seulement à leur catégorisation juridique. Elle montre également
les logiques sous-jacentes à la genèse de ces représentations.
Des analyses comparatives seront développées.
Calendrier :
2005-2006
Partenaires :
Financements :
Financement sur crédits IRD.
2/2
Médicaments émergents dans le contexte de la
mondialisation : produits et acteurs, savoirs et usages. Bénin,
Burkina, Sénégal
Responsable et
équipe : A. Desclaux (M. Egrot, B. Blia, E. Simon, J.Y. Le
Hesran, B. Taverne, D. Bonnet, A. Laisné, C. Baxerres, D. Pusga,
A. Diallo)
Contact : A.
Desclaux,
desclaux@mmsh.univ-aix.fr
Résumé du projet
scientifique :
En
Afrique, on constate une circulation croissante de médicaments
hors du cadre formel du système de soin et des règles
internationales de prescription biomédicale. Ces “ médicaments
émergents ” sont de fabrication industrielle (produits
pharmaceutiques et parapharmacie) ou artisanale (“ médicaments
néo-traditionnels ”) ; ils sont d'origines diverses (africaines,
asiatiques, nord-américaines) ; la plupart d'entre eux
mobilisent des discours scientifiques ou parascientifiques ; ils
sont diffusés par des réseaux commerciaux distincts, en totalité
ou en partie, des circuits formels d'approvisionnement
pharmaceutique. Le but de ce projet est de produire des
connaissances sur les usages, savoirs et acteurs impliqués dans
la diffusion et la consommation de ces médicaments, sur la base
d’une approche anthropologique. Le projet aborde ces questions
en se focalisant sur les produits utilisés pour le traitement du
paludisme, pour le traitement de la douleur et pour répondre à
des besoins de santé liés à la sexualité (stimulants sexuels,
contraceptifs et abortifs, traitements des IST). Des études
ciblées portant sur une ou plusieurs de ces indications sont
menées dans trois pays d’Afrique de l’Ouest : le Bénin, le
Burkina Faso et le Sénégal. En abordant les mêmes questions
autour de divers problèmes de santé, dans trois pays, ce projet
produira des analyses transversales qui permettront
simultanément d'accroître les connaissances scientifiques et de
fournir des pistes pour l'intervention en santé publique.
Calendrier :
2005-2008
Partenaires :
Financements :
Financement Ministère de la Recherche (PROSODIE).
2/3
Approche psychodynamique et anthropologique de
l’observance. À propos du traitement par hormonothérapie de femmes
atteintes de cancer du sein, France. Projet terminé.
Responsable et
équipe : Coordonné par I. Pellegrini (INSERM).
Chercheurs : I.
Pellegrini (psychodynamique), A. Sarradon (anthropologie),
médecins oncologues.
Contact :
Aline Sarradon, aline.sarradon@wanadoo.fr
Résumé du projet
scientifique :
Ce programme de recherche répond à un appel d’offre de l’INCA
pour lequel la problématique de l’observance des traitements
dans le cas du cancer se pose dans un contexte de transformation
vraisemblable du cancer vers une chronicisation, et de
perspectives dans les années à venir d’une extension des
traitements du cancer per os. La recherche aborde la question de
l’observance dans une perspective compréhensive et vise à
articuler deux approches (anthropologique et psychodynamique)
qui privilégient dans leur analyse les logiques propres des
patients et appréhendent l’objet de la recherche du point de vue
du sens. L’approche anthropologique aborde l’observance non pas
comme une norme biomédicale, mais du point de vue des patients
comme une conduite d’auto-régulation thérapeutique. Elle vise à
analyser les relations entre l’adhésion à l’hormonothérapie
adjuvante, les représentations sociales et individuelles du
cancer et les représentations des traitements hormonaux. Elle
analysera également la dynamique de l’observance à travers la
gestion de l’objet médicament, son intégration dans la vie
quotidienne et son appropriation par les femmes traitées :
acquisition d’un savoir sur le médicament, processus de
familiarisation et d’habituation, maîtrise des conditions de
prises et des contraintes liées aux traitements, modalités de
suivi médical et fonctionnement du système de soins,
approvisionnement en médicament, rôle du réseau social et
familial. Elle examine enfin la dynamique de l‘observance dans
ses interactions avec les identités, rôles et cultures
professionnelles des prescripteurs qu’elle interroge directement
dans la relation thérapeutique.
Calendrier :
décembre 2005-novembre 2006
Partenaires :
Financements :
INSERM et INCA (Institut national du cancer).
2/4
Le vécu du traitement par « Triomune » au
Cameroun. Projet terminé.
Responsable et
équipe : Dirigé par E. Delaporte et C. Laurent (IRD).
Chercheur : S.
Djetcha, A. Desclaux responsable pour le CReCSS.
Contact :
Sophie Djetcha, sdjetcha@yahoo.fr
Résumé du projet
scientifique :
Le
traitement antirétroviral par la combinaison générique à doses
fixes « Triomune » a permis de traiter un grand nombre de
patients africains, grâce au prix modique de cette forme
médicamenteuse. L’UMR 145 de l’IRD a initié une étude clinique
concernant l’efficacité clinique et virologique de ce traitement
dans la situation des pays du Sud, en partenariat avec l’Hôpital
Central et l’hôpital militaire de Yaoundé, dont les premiers
résultats, publiés lors de la Conférence Internationale sur le
Sida de Bangkok, en août 2004, ont validé ce schéma
thérapeutique de première ligne. Ces résultats, largement repris
au plan international, ont conduit l’IRD à poursuivre le suivi
des patients dans le cadre d’une cohorte. Le CReCSS assure la
dimension anthropologique de cette étude, en explorant le vécu
du traitement à long terme. L’étude aborde les représentations
du médicament, des effets corporels pour les patients, l’impact
du traitement sur leur vie (notamment sociale) et leur
perception de leur état de santé.
Calendrier :
2006 –2007
Partenaires :
Financements :
ANRS.
2/5
Evaluation des déterminants culturels et
sociaux dans les niveaux de l’observance des traitements
hypotenseurs : étude socio-anthropologique. Projet terminé.
Responsable et
équipe : Coordonné par A. Sarradon
Chercheurs : A.
Sarradon, M. Faure, M.A. Blanc
Contact :
Aline Sarradon, aline.sarradon@wanadoo.fr
Résumé du projet
scientifique :
Cette étude s’est principalement attachée à analyser les
représentations populaires de l’hypertension artérielle, les
représentations des médicaments hypotenseurs, l’expérience de
ces médicaments pour les personnes hypertendues et le contexte
de la prescription (relation médecin-malade) afin de mettre à
jour les logiques sociales et culturelles qui sous-tendent le
suivi de l’ordonnance dans le contexte culturel, social et
médical français.
Elle a permis de cerner les structures de signification, ou les
cadres d’interprétation de l’hypertension artérielle afin de
rendre intelligibles les comportements des patients hypertendus,
de traduire la réalité que représente l’hypertension artérielle
pour ces individus. Elle a ainsi décrit et analysé le réseau
sémantique, la nosologie populaire et les causalités populaires
de l’hypertension artérielle.
L’étude n’a pas montré de lien entre l’adhésion au traitement et
un modèle étiologique populaire de l’hypertension artérielle.
L’adhésion est, par contre, étroitement liée à la représentation
du risque cardio-vasculaire et à son appréhension par les
personnes hypertendues. Enfin, elle est favorisée par la
représentation de l’action des médicaments hypotenseurs qui
s’accorde avec les représentations populaires du corps et sa
physiologie, et avec les dimensions symboliques du médicament.
L’étude a montré que le suivi de l’ordonnance est un processus
complexe qui associe l’appropriation du médicament par le malade
et son intégration dans le quotidien, la personnalisation et la
fidélisation au médicament, ainsi que la fidélisation au médecin
dans un principe de réciprocité qui objective la relation de
confiance du patient envers le médecin. Mais dans son quotidien,
en dehors du cadre de la relation thérapeutique, l’hypertendu a
une régulation autonome de son traitement qui répond à des
logiques d’expérimentations, de maîtrise des risques pour la
santé, de maîtrise du corps et du traitement, de contrôle des
effets secondaires, de contrôle de l’ingestion, de limitation
des contraintes imposées par la prescription (renouvellement de
l’ordonnance), de continuité du traitement (conditionnement des
médicaments), d’intégration sociale, d’automatisme et de
routinisation (habitus d’observance).
Pour les médecins,
leurs conceptions de la notion d’observance, de leur rôle et de
leurs missions d’éducation à la santé reflètent une idéologie de
l’action et de l’utilitarisme, et les valeurs de bienveillance
et de responsabilité qui imprègnent la culture médicale. Elles
entrent en conflit avec les valeurs sociétales phares
d’autonomie de la personne et de maîtrise de soi expliquant le
malaise des médecins face au contrôle profane des traitements.
Calendrier :
2002-2004.
Partenaires :
Financements :
CNAMTS.
2/6
Pratiques de la prise en charge des patients
infectés par le VIH/sida au Burkina Faso
Responsable et équipe : Dir : Ministère de la Santé du
Burkina Faso
Chercheurs : A. Desclaux, B. Ouédréogo-Bila (CReCSS) et une
dizaine d’autres chercheurs burkinabè.
Contact : Alice Desclaux, desclaux@mmsh.univ-aix.fr
Résumé du projet scientifique :
Ce
projet de recherche opérationnelle, mis en œuvre par le Comité
Ministériel de Lutte contre le Sida du Burkina Faso et réalisé
par son Institut de Recherche en Sciences de la Santé, a pour
objectif de documenter, améliorer et harmoniser les pratiques
dans les nombreuses institutions de soin publiques, privées et
associatives, qui délivrent des traitements antirétroviraux. Ce
projet est dans le cadre du programme Universal Access de l’OMS,
qui a mis en place des recherches de ce type dans quatre autres
pays d’Afrique, tous anglophones. Le programme associe les
principales institutions burkinabè de recherche en santé (IRSS,
SHADEI, Centre Muraz, CIFRA) avec la participation du monde
associatif (REGIPIV) est une recherche participative. Le CReCSS
y participe, en association avec l’IRD (UMR 145), au travers
d’Alice Desclaux, désignée par l’OMS pour assurer le suivi
méthodologique de cette recherche. Ceci fait partie de ses
activités en tant que membre du groupe d’experts constitué pour
la mise en œuvre de la recherche opérationnelle d’accompagnement
à la décentralisation de l’accès aux traitements du sida dans
les pays du Sud (Product Development Team, Universal Access /
Operational Research Département Sida, OMS) et de Blandine
Bila-Ouédraogo, chercheur à l’IRSS et doctorante au CReCSS.
Calendrier : 2005 - 2006
Partenaires :
-
IRD (UMR 145).
-
IRSS (Institut de Recherche en Sciences de la Santé du
Burkina Faso
-
SHADEI (Sciences Humaines appliquées au développement et à
l’Innovation), Bobo-Dioulasso
-
Centre Muraz, Bobo-Dioulasso
-
CIFRA, Ouagadougou
-
Ministère de la Santé du Burkina Faso (Comité Ministériel de
Lutte contre le Sida)
Financements : OMS/TDR.
2/7
Anthropologie de la recherche médicale dans les
pays du Sud
Responsable et équipe : M. Egrot, B. Taverne, A. Desclaux
Chercheurs : M. Egrot, M. Couderc, B. Taverne, C. Alfieri, S.
Walentowitz, A. Desclaux, A. Ouvrier, E. Micollier, E. Kageha,
P. Msellati.
Contact : Marc Egrot, marc.egrot@wanadoo.fr
Résumé du projet scientifique :
Ce
projet de recherche, dont les orientations générales suivent
celles du programme du CReCSS, est établi en partenariat avec
divers organismes dans les pays suivants : Sénégal, Burkina
Faso, Kenya, Inde, Chine. Il s’agit d’identifier et décrire les
acteurs impliqués localement dans la mise en œuvre et la
réalisation d’un essai et analyser leurs interprétations des
concepts et des procédures mobilisés dans l’essai, leurs
discours et leurs pratiques relatives à la conduite de l’essai
clinique ; analyser la perception, le vécu et l’impact de
l’essai clinique pour les patients qui y participent ; analyser
les interprétations et discours produits à propos des essais
cliniques (biomédicaux et néo-traditionnels) auprès de
différents représentants de la société civile extérieurs aux
essais (professionnels de la santé, responsables sanitaires,
associations, etc.), ainsi que les usages sociaux, politiques et
idéologiques des essais cliniques (biomédicaux et
néo-traditionnels) ; analyser les réinterprétations et
utilisations des concepts de la recherche clinique dans le
secteur de la médecine traditionnelle et néo-traditionnelle ;
analyser les rapports science-société établis notamment au
travers de l’implication des représentants associatifs dans la
recherche au niveau local et global. L’analyse comparative sur
l’ensemble des sites, qui ne seront pas abordés au travers
d’études identiques mais par des enquêtes définies en fonction
des thématiques locales, permettra d’inscrire cette approche
dans une reconceptualisation des rapports Nord-Sud au temps de
la mondialisation.
Calendrier : 2006 - 2008
Partenaires :
-
IRD (UMR 145).
-
Centre Régional de Recherche et de Formation sur la prise en
charge du VIH/sida du CHNU Fann, Dakar, Sénégal
-
IRSS (Institut de Recherche en Sciences de la Santé du
Burkina Faso
-
SHADEI (Sciences Humaines appliquées au développement et à
l’Innovation), Bobo-Dioulasso
-
IFP (Institut Français de Pondichéry)
-
NARESA (Network of AIDS Researchers of Eastern and Southern
Africa), Nairobi, Kenya
Financements : sur crédits propres.
-
Projets en rapport
avec l’Axe de recherche 3
3/1
Anthropologie des traitements
néo-traditionnels du sida en Afrique de l’ouest (Burkina Faso,
Sénégal, Bénin)
Responsable et équipe :
Coordonné par M. Egrot.
Chercheurs : B. Taverne, E. Simon, M. Egrot, A. Traoré, A. Sankara, V.
Bastien, C. Alfieri, P. Msellati.
Contact :
Marc
Egrot, marc.egrot@wanadoo.fr
Résumé du
projet scientifique :
Depuis 15 ans, de nombreux médicaments néo-traditionnels
(produits syncrétiques articulant des références à la
biomédecine, à la nature et à la tradition) apparaissent dans
l’espace thérapeutique africain du sida. L’émergence de ces
traitements soulève une série d'interrogations sur les
changements, les réinterprétations et les emprunts sélectifs à
l'œuvre dans le système de santé local, que l'anthropologie est
susceptible de rendre intelligible. A partir d’une ethnographie
minutieuse des acteurs, des produits et de leur circulation sur
trois pays, ainsi que des usages sociaux dont ils font l’objet,
ce projet à pour objectif d’identifier les logiques qui
expliquent la multiplication de ces produits, en précisant
notamment les connexions qui les favorisent (avec : les
thérapeutiques alternatives du Nord, les réseaux scientifiques
et para-scientifiques ou les nouvelles formes de religiosité).
Pour être compris, l'engouement pour ces médicaments doit être
analysé dans un enchevêtrement d'enjeux thérapeutiques,
économiques et idéologiques (Savoirs ancestraux/Savoirs
scientifiques, Nature/Chimie, Nord/Sud, Noirs/Blancs, etc.) que
la recherche explicitera.
Calendrier :
2005 - 2007
Partenaires :
-
UMR
7043 CNRS (Direction du projet)
-
IRD (UMR
145)
-
LASANEA (Laboratoire de Sociologie, d’Anthropologie et d’Etudes
Africaines, Université d’Abomey-Calavi, Cotonou), Bénin
-
IRSS
(Institut de Recherche en Sciences de la Santé) du Burkina Faso
-
SHADEI (Sciences Humaines appliquées au développement et à
l’Evaluation des Interventions), Bobo-Dioulasso
-
KASABATI, Ouagadougou, Burkina Faso
Financements :
ANRS,
Sidaction, IMEA.
3/2
Sociétés et Médecines en Asie du Sud (Institut
Français de Pondichéry)
Responsable et équipe :
Coordonné par L.
Pordié.. Chercheurs : A. Ouvrier, P. Hancart, L. Pordié (CReCSS)
et une trentaine d’autres chercheurs.
Contact :
Laurent Pordié,
laurent.pordie@ifpindia.org
Résumé du
projet scientifique :
Ce programme régional examine les traditions de soin, en portant
une attention particulière à leurs dynamiques sociales,
politiques et identitaires, au travers de l'émergence et de la
construction sociale des systèmes de santé, des échanges et des
interactions entre médecines, des usages que les populations en
font et des dynamiques institutionnelles correspondantes.
L’objectif général est de comprendre comment les espaces
thérapeutiques contemporains sont ainsi construits, identifiés
et légitimés. L’utilisation du « médical » comme prisme de
lecture permet une exploration approfondie du monde social,
d’autant plus pertinente par l’approche comparative qu’un projet
régional peut offrir.
La constitution des espaces thérapeutiques apparaît comme le
produit de combinaisons sociales et politiques, de conjonctures
historiques, de rencontres entre personnes et représentations,
entre idéologies et idéaux. Un certain nombre de questionnements
fondamentaux sur les dimensions politiques du soin émergent
naturellement de ces constats et constitue l’ossature du
programme. Quatre axes de recherche ont été retenus pour cela :
·la biomédicalisation des médecines indigènes, les essais
cliniques qui leurs sont appliqués et la propriété
intellectuelle,
·la professionalisation des regroupements de thérapeutes et les
transformations institutionnelles,
·la commercialisation, le tourisme médical et la marchandisation
nationales et internationales des médecines.
Ce programme est dirigé par un membre de notre laboratoire
(CReCSS), actuellement en poste en Inde à l’Institut Français de
Pondichéry, et accueille régulièrement des étudiants du CReCSS.
Il repose sur un réseau international de chercheurs et est
aujourd’hui reconnu comme unité de référence régionale. Environ
trente recherches (dont plus d’une douzaine de travaux
doctoraux) ont été conduites dans diverses régions de l’Inde et
du Népal. Les membres du programme proviennent d’Europe (France,
Angleterre, Autriche, Allemagne, Roumanie, Belgique), d’Asie
(Inde, Japon, Vietnam) et d’Amérique (USA).
Calendrier :
2005 - 2008
Partenaires : University of Heidelberg (SAI) ;
University of Louvain (CEIAS) ; University of Cambridge ;
University of Delhi ; University of California at Berkeley and
San Francisco ; Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) ;
Cornell University ; Jawaharlal Nehru University ; Pondicherry
Institute of Linguistic and Culture (PILC) ; University of Paris
X-Nanterre ; University of Kent ; University of Minnesota ;
Kyoto University ; Facultés Universitaires St Louis ; Cirad.
Financements : IFP ; Agence Universitaire de la
Francophonie ; Ministère des Affaires Etrangères ; Bourses
diverses (Fullbright scholarships, ANRS/Sidaction, Heinrich-Boell-Foundation,
Commonwealth Scholarship, SSHRC doctoral Fellowship, Shastri
Indo-Canadian Institute Doctoral Fellowship, etc.).
-
Projets en rapport
avec l’Axe de recherche 4
4/1
Transmission des VIH, VHB, VHC dans les lieux
de soin. Dimension socio-culturelle de l’hygiène au Cambodge
Responsable et équipe : Coordonné par A. Desclaux.
Equipe de recherche : C. Dumas, P. Hancart, A.L. Faurand-Tournaire, S. Crochet, S.
Vong.
Contact : Céline Dumas dumasceline@caramail.com,
Anne-Laure Faurand-Tournaire faurandal@hotmail.com
Résumé du projet scientifique :
Les modalités de la transmission nosocomiale des VIH, VHC et VHB
et les logiques socio-culturelles sous-jacentes qui la
favorisent sont assez mal connues et peu étudiées à l'échelle
mondiale. La question de l'hygiène en milieu sanitaire a jusqu'à
présent été abordée essentiellement d'un point de vue
biologique. Or, celle-ci est traversée et modelée par des normes
et des représentations socio-culturelles qui sous-tendent les
pratiques, favorisant ou limitant la transmission des
pathologies, toujours inscrites au sein de relations sociales.
Les normes biomédicales en matière d’hygiène sont localement
soumises à des réinterprétations en fonction de logiques
sociales et symboliques diverses. Ce travail vise à analyser les
facteurs sociaux et culturels qui déterminent le traitement des
malades, en particulier lors d'actes répondant à des règles
d'hygiène préconisées par l'OMS. La recherche est basée sur une
enquête ethnographique approfondie, réalisée dans deux hôpitaux
(public et privé) de Phnom Penh, un hôpital régional et un
centre de soin périphérique. Trois pistes de recherche et
d'analyse sont privilégiées : la diversité des pratiques
d’hygiène hospitalière en vigueur dans quatre structures
sanitaires sera analysée et ces observations seront rapportées à
leurs contextes, abordés en termes de niveau d'équipement
technique, de savoirs professionnels et de rapports sociaux au
sein des équipes et entre soignants et patients ; les
représentations locales de l'hygiène, son impact sur les
rapports entre soignants et patients, et les perceptions par les
soignants du risque infectieux qui les menace et qui menace les
patients seront explorés ; l’hygiène sera analysée en tant
qu'objet de discours au plan international, confrontés aux
pratiques locales, révélant des enjeux locaux, nationaux et
internationaux.
Calendrier : 2005-2008
Partenaires :
Financements : Financement du projet par l’ANRS (ANRS
12102).
4/2
Des systèmes médicaux pluriels de recours non
conventionnels pour les personnes atteintes de cancer.
Une approche anthropologique comparative
(France, Belgique, Suisse)
Responsable et équipe : Coordonné par P. Cohen (Université
de Rouen).
Chercheurs : A. Sarradon, C. Caudullo, I. Rossi, B. Muller, O.
Schmitz, H. Dusausoit, M. Ménoret, P. Cohen, C Raineau, E.
Legrand, P. Fleury.
Contact : Aline Sarradon, aline.sarradon@wanadoo.fr
Résumé du projet scientifique :
Ce projet de recherche en sociologie et anthropologie, qui
associe cinq institutions de recherche sur cinq sites d’étude
(en Belgique, Suisse, Régions PACA, Ile de France et Basse
Normandie), a pour objectif de décrire et d’analyser les
logiques sociales et culturelles qui sous-tendent les recours
non conventionnels (RNC) en matière de cancer. Il vise à : 1.
Décrire et comprendre chez les personnes atteintes de cancer la
définition, la signification et l’utilisation des recours non
conventionnels pour le traitement du cancer ou pour sa
prévention, ou pour le maintien de la santé après rémission et
les représentations collectives qui y sont liées ; 2. Comprendre
dans le discours et les pratiques médicales ou paramédicales (en
cancérologie et dans le monde médical en général) la définition,
et la délimitation des recours complémentaires, la place donnée
aux recours non conventionnels au sein des recours
complémentaires légitimes, les perceptions et représentations
des recours non conventionnels rejetés, les enjeux de la
catégorisation des RNC ; 3. Identifier et comprendre les recours
non conventionnels accessibles dans l’environnement des malades.
Une exploration des représentations des RNC au sein du corps
médical, des représentations et des pratiques des RNC des
malades cancéreux et des spécialistes non conventionnels
intervenant dans le traitement du cancer sera conduite à partir
d’un dispositif d’enquête qualitative à double entrée : à partir
des lieux qui réunissent des malades (hôpitaux et services
spécialisés en oncologie, associations), et à partir des
réseaux, lieux et spécialistes en RNC dans le champ du cancer
(prévention, traitements, traitements complémentaires, de
confort, etc.).
Calendrier : 2006 - 2008
Partenaires :
-
Groupe de Recherche Innovations et Sociétés
(GRIS, Université de Rouen) : Coordination de l’étude,
Participation au travail scientifique.
-
Groupe de Recherche École, Travail,
Institutions (GETI, Université Paris 13) : Participation au
travail scientifique
-
Facultés universitaires Saint-Louis de
Bruxelles (Belgique) : Participation au travail scientifique
-
Institut d’anthropologie et de Sociologie (IAS,
Faculté des Sciences Sociales et Politiques, Université de
Lausanne, Suisse) : Participation au travail scientifique.
Financements : INCA (Institut national du cancer).
4/3
Formes sociales et usages sociaux des théories
de la psychogenèse du cancer
Responsable et équipe : Dirigé par O. Sturzenegger-Benoist.
Chercheurs : A. Sarradon, C. Caudullo, S. Musso
Contact : Aline Sarradon, aline.sarradon@wanadoo.fr
Résumé du projet scientifique :
Cette étude repose sur une enquête ethnographique auprès de
malades et d’anciens malades du cancer, et dans deux centres de
lutte contre le cancer, afin de décrire et d’analyser les formes
sociales des théories de la psychogenèse, leurs significations
sociales et culturelles dans le contexte français du XXIe
siècle. Les théories de la psychogenèse, bien que contestées
dans monde scientifique, sont présentes dans le système de
pensée médical, dans la pensée populaire et dans le système de
pensée de nombreuses médecines non-conventionnelles. Leur
permanence à travers les siècles et leur réactivation dans les
multiples recours thérapeutiques parallèles ou alternatifs,
leurs différentes déclinaisons en cancérologie conventionnelle
et non-conventionnelle, et leurs usages sont interrogés dans ce
programme de recherche. Il s’agira plus particulièrement de
décrire et d’analyser les modèles étiologiques d’une population
de malades et anciens malades dans le Sud-Est de la France,
d’analyser les conséquences des modèles explicatifs des malades
dans leur vécu de la maladie et dans leurs relations familiales
et sociales, ainsi que les usages de la psychogenèse du cancer
dans la relation soignant-soigné. L’étude analysera également
les recours thérapeutiques qui sont associés aux diverses
théories de la psychogenèse du cancer, à travers les itinéraires
thérapeutiques des malades, mais également à partir des modes de
construction, des dynamiques et des logiques qui sous-tendent
ces théories.
Calendrier : Janvier 2006 – Janvier 2007
Partenaires :
Financements : Fondation de France.
4/4
Les relations entre patients vivant avec le
VIH/sida et soignants du milieu hospitalier aux Antilles françaises
(Guadeloupe, Martinique) : dynamiques d'interactions dans la prise
en charge (approche qualitative). Projet terminé.
Responsable et équipe : Dirigé par France Lert, (INSERM).
Equipe de recherche : S. Mulot, J.L. Bonniol (responsable pour
le CReCSS).
Contact : S.
Mulot,
stephanie.mulot@univ-tlse2.fr
Résumé du projet scientifique :
La
recherche a pour objectif de décrire les interactions de soins
entre les personnes suivies pour une infection à VIH et les
soignants des hôpitaux des Antilles françaises, afin de mieux
comprendre les éléments qui, au cœur de la relation de soins,
peuvent être ou non une entrave à la pérennisation de la prise
en charge des patients. Elle s’attache à analyser les
négociations et ajustements à l’œuvre dans cette relation, ainsi
que l’influence des représentations sociales de la maladie sur
le recours au système de soins et sur les pratiques soignantes.
Réalisée dans les hôpitaux de Guadeloupe et de Martinique par
une méthode d’entretiens qualitatifs, elle montre comment les
représentations sociales du sida maintiennent les personnes
infectées dans une image extrêmement dévalorisée d’eux-mêmes et
dans une menace d’exclusion sociale, que l’absence de soutien
associatif et social ne permet pas de compenser. Ces mêmes
représentations contribuent aussi à la catégorisation fréquente
des patients par les soignants, notamment par ceux pris dans une
interface identitaire entre appartenance professionnelle et
appartenance culturelle. La relation de soins à l’hôpital semble
être alors véritablement le lieu du travail de recomposition
identitaire dans lequel l’annonce de séropositivité plonge les
patients, et fait incomber aux soignants un rôle de « pansement
social » que les faibles et rares associations ne jouent pas,
mais auquel les équipes soignantes ne sont pas toujours
préparées.
Calendrier : 2003 –2006
Partenaires :
Financements : ANRS, Sidaction.
4/5
Étude qualitative des interactions
professionnelles dans les réseaux de soins informels. Projet
terminé.
Responsable et équipe : Coordonnée par A. Sarradon-Eck et
A.Vega
Equipe de recherche : A. Sarradon-Eck, A. Vega, M. Faure, A.
Humbert-Gaudart, M. Lustman. au sein du Laboratoire d’Écologie
Humaine et d’Anthropologie (Aix-Marseille III)
Contact : Aline Sarradon, aline.sarradon@wanadoo.fr
Résumé du projet scientifique :
L’étude avait pour objectif principal d’analyser les
interactions professionnelles entre les différents acteurs
(médecins généralistes et spécialistes, paramédicaux,
biologistes et pharmaciens, secrétaires) constituant les réseaux
de soins « non-formalisés » dans le secteur libéral du système
de santé français. Le propos était de comprendre comment se
créent ces réseaux d’acteurs et quelles sont les logiques
sociales et culturelles et les règles d’alliances qui les
sous-tendent, en organisant l’analyse à partir des pratiques de
médecins généralistes considérés, dans l’idéologie dominante des
décideurs, comme acteurs « pivots » autour duquel doit
s’articuler le système de soins. Il apparaît que les réseaux de
soins informels ne sont pas qu’une simple addition de pratiques
individuelles, mais un espace où se construisent et se
transforment les identités professionnelles. La dynamique
identitaire à l’œuvre dans les interactions professionnelles est
le principal moteur des rapports sociaux entre soignants. Cette
étude permet de souligner l’importance de quelques éléments qui
structurent le système, et les interactions entre ces éléments :
(1) Un triple idéal : idéal de travail en équipe commun
aux différents groupes professionnels, idéal d’autonomie
professionnelle, idéal relationnel ; (2) Des contraintes
partagées par les groupes : de compétions de territoires, de
concurrence réelle ou perçue, des règles et des normes fortes
qui structurent les interactions et assurent un équilibre dans
les relations professionnelles ; (3) Des aspirations
mésestimées : s’affranchir des hiérarchies et des rapports de
subordination, préserver son territoire et, pour certains, en
conquérir de nouveaux ; être rassuré et reconnu dans sa pratique
du fait des limites et du flou des savoirs, de
l’individualisation des soins particulièrement prononcée en
secteur libéral ; retrouver, pour certains généralistes, le
statut du médecin de famille d’antan qui avait une place
importante avant l’arrivée des nombreuses spécialités et
l’apparition de nouvelles professions du fait de l’amplification
de l’offre de soins. L’étude a également montré la place
et le rôle majeur des partenaires « profanes », et des
praticiens qui ne sont pas généralement pas considérés comme des
« soignants » par les Médecins généralistes et spécialistes.
Calendrier : 2002 - 2004
Partenaires :
Financements : ANAES.
De la participation
à la recherche à la "co-construction"
d’un objet anthropologique - Les rapports entre chercheurs
et acteurs : le cas des champs de la santé et de
la « diversité »
Voir présentation [ici]
Prochaine
séance le 29 janvier 2009, toute la journée.
Voir le programme de la journée
[ici]
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